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Définition et sources du stress au travail
Defaçon générale, le stress est une réaction de l’organisme face à uneagression extérieure. Le stress est la conséquence psychique etphysique d’une inadéquation entre les contraintes que nous subissons etnos ressources personnelles ou environnementales pour y faire face.
Chaque personne réagit différemment face au stress : stattistiquement,les femmes et les cadres assumant de fortes responsabilités sontdavantage touchés. De même, les réactions face au stress dépendent del’âge de la personne, de son expérience …Le stress lié au travail estplus fréquent dans certains secteurs professionnels comme celui desservices, de la communication, des banques et assurances. Dans le mêmesens, la fonction publique génère davantage de personnes stressées quele secteur privé, notamment à cause des relations avec les usagers etde l’investissement affectif inhérent à certaines professionsmédico-sociales ou d’enseignement. Enfin, 50 à 60% des absences pourmaladie, tous secteurs professionnels confondus, seraient imputables austress au travail qui induit certaines pathologies (grande fatigue,migraines, mal de dos, dépression nerveuse…).
Les sources possibles de stress lié au travail sont nombreuses et variées :
Ces facteurs limitent les possibilités d’épanouissement personnel etprofessionnel dans le travail, lui otant tout son sens.
Adapter son organisation de travail au quotidien
Faceau surmenage et au stress, plusieurs techniques simples liées àl’organisation du travail peuvent être adoptées, notamment :
Instruments juridiques relatifs au stress au travail
Aucuneréglementation spécifique sur le stress au travail n’existe dans leCode du travail ou dans le Code de la Sécurité sociale. Seules lesconventions collectives peuvent parfois prévoir des dispositionsrelatives aux conséquences du stress, c’est-à-dire à la santé mentale,ou aux maladies psychiques.
Toutefois, une récente législation surl’évaluation des risques professionnels permet d’intégrer le stresscomme facteur de risque, déclencheur d’une obligation de préventionimportante pour l’employeur, en matière d’hygiène et de sécurité. -Article L. 230-2 du Code du travail
En outre, au regard de lajurisprudence actuelle, le stress au travail pourrait être admis commeune des causes, parmi d’autres, de maladie professionnelle telles quedéfinies à l’article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale. Telserait le cas lorsqu’il est démontré que le stress est « directementcausée par le travail habituel de la victime ». Encore faudrait-il alorsattester par un certificat médical la réalité du lien de causalitéentre la pathologie et le stress.
Par ailleurs, le suicide desalariés sur le lieu de travail et pendant le temps de travail estconsidéré comme accident du travail par le jurisprudence. Or, le stressou le surmenage au travail peut mener à ces attitudes suicidaires. -Cour d’appel de Riom – 22 février 2000 – Brucker c/ SA Diamentine etCPAM de l’Allier
Encas de dépression nerveuse, ou de maladie psychosomatique de longuedurée, liée notamment au stress au travail, l’inaptitude physique dusalarié peut être constatée par le médecin du travail. La constatationde l’inaptitude physique par le médecin du travail déclenche soitl’obligation pour l’employeur de reclasser le salarié dans un postecompatible avec son état de santé, soit la procédure de licenciementpour inaptitude physique prévue à l’article L. 122-24-4 du Code dutravail.
Le droit de mener une vie familiale normale, susceptible delégitimer un aménagement de poste ou du temps de travai par exemple,est également garanti par la Constitution française et la Chartesociale européenne : « Toutes les personnes ayant des responsabilitésfamiliales et occupant ou souhaitant occuper un emploi sont en droit dele faire sans être soumises à des discriminations et autant quepossible sans qu’il y ait conflit entre leur emploi et leursresponsabilités familiales ».
Outils RH pour lutter contre les dépressions et suicides liés au travail
Certainesorganisations syndicales préconisent la création d’une cellule d’aidemédicale et psychologique au niveau national, pour aider les personnescomprises dans les grands licenciements économiques ou les fermeturesbrutales d’entreprise, qui sinistrent parfois même le bassin d’emploi.Cette cellule pourrait prendre en charge les conséquencespsychologiques de cette cessation d’activité professionnelle. Uneréforme du licenciement économique tenant compte de la dimensionpsychologique est également demandée.
Dans le même sens, l’Institutd’accompagnement psychologique post-traumatique de prévention et derecherche est une émanation indépendante de la RATP, composée de 40psychologues cliniciens, et chargée du suivi psychologique desconducteurs de métro témoins de suicides mortels dans le métro parisien(1 suicide mortel tous les 4 jours en 2002).
Au Japon, Adecco ainauguré dernièrement un service de traitement psychologiqueintra-entreprise, spécialisé dans le surmenage et la crainte duKarôshi. « Ka » signifie excès, « rô » travail et « shi » mort. Ce phénomènetouche davantage les hommes de plus de 40 ans, placès à des postes àresponsabilités. Les prestations proposées dans le cadre de ce serviceintra-entreprise consistent essentiellement à de la hot
line et à desrendez-vous individualisés.
Au niveau communautaire, le stress liéau travail est devenu une préoccupation constante de l’Agenceeuropéenne pour la santé et la sécurité au travail. La Fondation pourl’amélioration des conditions de vie et de travail a créé un siteinternet dédié au stress lié au travail :